Cette rubrique vous proposera des explications, des théories et des recherches variées par rapports aux bouleversements planétaires et un état des lieux de la santé de notre monde, la Terre.  |  Inversion des pôles magnétiques | 27 février 2008
Comme c'est le cas avec d'autres caprices de notre belle planète, les inversions des pôles magnétiques font partie intégrante de notre histoire. L'étude de ce phénomène, appelé paléomagnétisme, débute au début du XXème siècle en Italie puis à Clermont-Ferrand ou l'on découvre que les laves des volcans conservent des micro cristaux magnétiques (oxydes de fer), dont l'orientation est figée au moment de la solidification. Depuis, les études se sont étoffées et on connaît un peu plus précisément l'histoire du magnétisme terrestre, bien que de nombreuses zones d'ombre soient conservées.
Les inversions magnétiques remontant jusqu'à 330 millions d'années ont été documentées. Depuis cette époque, plus de 400 inversions ont eu lieu. Récemment, le champ magnétique s'est inversé en moyenne tous les 200 000 ans et la dernière remonte à 780 000 ans. Lors de cette inversion, le champ géomagnétique est passé d'un état «inversé» à l'«état normal» actuel.
Qu'en est-il aujourd'hui ?
Les dernières études montrent que la Terre ne se comporte pas comme un simple aimant. En réalité, le champ magnétique terrestre est la somme de plusieurs champs secondaires, si bien que l'emplacement du pôle magnétique se trouve à la "résultante" des pôles magnétiques secondaires. Mis en lumière en étudiant les données recueillies pendant des siècles par les navigateurs, ces pôles secondaires ont montré qu'ils étaient mobiles, si bien que la somme des pôles nords secondaires pouvait elle aussi se déplacer.
En somme, si trop de pôles nords secondaires se déplacent vers le sud, l'équilibre des champs peut se modifier et déplacer le pôle nord magnétique principal vers le sud.
A l'heure actuelle, le pôle nord magnétique principal, celui indiqué par les boussoles, s'est énormément déplacé et affaibli (10% à 15% plus faible), montrant un déséquilibre croissant des zones magnétiques secondaires. Ce déplacement récent peut être à l'origine de l'activité sismique accrue décelées ces dernières années, car les champs géomagnétiques sont générés par des mécanismes interne à notre planète, mécanismes aujourd'hui très mal connus.
Encore une fois, le paléomagnétisme nous fournit une preuve supplémentaire que la Terre est vivante et que cette vie est plutôt mouvementée ! |
|  | État du champ magnétique terrestre lors d'une inversion, à 500 ans après le début de celle-ci, 1000 ans et 1500 ans. En orange, le champ magnétique "entrant" dans le noyau (pôle Nord) ; en bleu, le champ magnétique "sortant" (pôle Sud).
On remarque qu'au stade intermédiaire (à 1000 ans après le début de l'inversion), la simulation montre bel et bien des champs magnétiques secondaires, comme on a pu le mettre en lumière grâce à la collecte des journaux de bord des premiers grands navigateurs jusqu'à nos jours.
|
| | | | |  Périodes glaciaires : phénomène connu mais négligé | 27 février 2008
Afin d'illustrer l'idée selon laquelle notre Planète est l'objet de changements importants, et cela sans l'intervention de l'activité humaine, un point sur les épisodes climatiques du passé peut nous donner un éclairage sur les problèmes du présent.
L'histoire du climat, c'est à dire le paléoclimat, n'est pas monotone mais bien plutôt une suite de bouleversements. Bien que les causes de ces changements soient encore mal connues par les scientifiques, les traces du passé ont permis de mettre en lumière que notre planète subissait une série de refroidissements et de réchauffements successifs : des glaciations et des périodes interglaciaires (réchauffement).
On connaît aujourd'hui avec beaucoup de détail ces épisodes climatiques dont le dernier en date, la glaciation de Würm, s'est terminée il n'y a que 12000 ans, ce qui est très faible quand on pense que les Sumériens fondaient la première grande civilisation il y a seulement 6000 ans !
Chronologie alpine Période glaciaire Âge (années) Période interglaciaire:
1re période glaciaire de Günz -600 000
- 540 000 1re période interglaciaire, de Günz-Mindel
2e période glaciaire de Mindel -480 000
- 430 000 2e période interglaciaire, de Mindel-Riss
3e période glaciaire de Riss -240 000
- 180 000 3e période interglaciaire, de Riss-Würm
4e période glaciaire de Würm -120 000 jusqu'à -10000
Nous sommes donc à présent au début d'une aire interglaciaire, débutée avec la fin de la glaciation de Würm. Pas étonnant alors que notre climat ait tendance à se réchauffer !
Bien que l'on soit certain de ces évènements et de leurs durées, il est en revanche beaucoup plus difficile de savoir pourquoi tout cela a eu lieu. Plusieurs hypothèses sont apportées, toutes aussi valables les unes que les autres à priori. Les théories modernes retiennent souvent une relation avec les oscillations périodiques de l'orbite de la Terre, associée à des variations hypothétiques et périodiques dans le rayonnement solaire ou les effets d'un déplacement d'importantes masses continentales vers les régions polaires.
Dans les trois cas, les changements climatiques ont des raisons naturelles de se produire. Pourquoi ne serait-il donc pas dans l'ordre des choses que notre époque ne soit dans la droite ligne de l'histoire paléo climatique de la Terre ? Serions nous assez nombrilistes pour croire que parce que Nous sommes là, êtres humains, l'Univers déroge à ses principes ?
|
|  Batraciens en péril ! | 27 février 2088
Suite à notre article précédent proposant une explication aux mystérieux animaux blancs non albinos qui sont apparus depuis le début des années 1990, il semble important de faire ici le rapprochement avec un autre phénomène touchant cette fois un nombre élevé d'espèces de batraciens à travers le monde.
De nombreuses études ont tiré la sonnette d'alarme et prévenu que de nombreuses espèces de grenouilles, crapauds et tritons avaient dors et déjà disparu et que de nombreuses autres avaient vu leur population diminuer de façon drastique. Bien que dans certains cas le recul des zones habitables par ces espèces ainsi que l'augmentation de la pollution explique une partie de cette hécatombe, elle n'est pas suffisante pour s'appliquer à de nombreuses autres régions de notre planète.
Le phénomène est mondial et touche des espèces vivant dans des zones préservées et ou peu de traces de pollution ont pu être identifiées, ce qui n'a pas empêcher le déclin. On ne connaît d'ailleurs pas complètement les mécanismes qui entraînent la mort des ces animaux, mais un certain nombre de particularités ont été repérées depuis 1995.
En effet, nombre de batraciens, en particulier des grenouilles, sont victimes d'anomalies corporelles importantes. De très nombreux animaux présentent soit des membres supplémentaires (souvent des paires de pattes), soit des membres manquants, ce qui dans la nature, ne favorise pas leur pronostic vital ! Des études sur les grenouilles léopard d'Amérique du Nord démontrent que l'utilisation d'engrais et de pesticides provoque un déséquilibre du cycle de certains parasites véhiculés par les escargots (limnées), entraînant des kystes chez les têtards et provoquant de graves difformités.
Il est à noter que le phénomène a été repéré pour la première fois en 1995 par un groupe d'étudiants américains en sortie scolaire et ayant découvert que 50% des grenouilles des étangs visités étaient anormales. Mais c'est aussi à cette date que la naissance de "Miracle", la célèbre femelle bison blanc a défrayé la chronique aux États-Unis. Alors se pourrait-il que le même phénomène soit à l'origine des développements atypiques des batraciens et des apparitions tout aussi atypiques d'animaux partiellement dépigmentés ?
Les batraciens sont des animaux très primitifs, dont l'organisme simple et d'autant plus sensible à leur environnement. Ils sont donc les candidats idéaux pour refléter des changements dans l'équilibre naturel. Pollution, dérèglement climatique, radiations ont un effet plus grand sur ces animaux fragiles. Le tout sera donc de savoir lequel des ces trois facteurs agit sur la faune de notre planète... En tout cas, à n'en pas douter, si les animaux sont atteints, nous le sommes aussi !
Dans Monde2demain, nous avons émis l'hypothèse que notre planète était dans une phase d'activité interne supérieure, comme tendrait à le refléter l'augmentation de la force et de la fréquence des séismes, l'affaiblissement du champ magnétique terrestre (de 10 à 15% selon les estimations) et le réchauffement des couches profondes des océans. Une telle activité pourrait être à l'origine d'un flux de radiation provenant des couches internes de notre planète, propre à influer sur les développements cellulaires des organismes vivants. Nous donnerons donc prochainement et autant que possible la priorité à la recherche d'indices concernant ces phénomènes dont nous pensons que les implications valent la peine qu'on les étudie de plus près. Affaire à suivre !
|
|  Albisme : une marque des dérèglements de notre planète ? | 20 février 2008
Les anciennes prophéties Sioux font un parallèle entre l'apparition d'animaux blancs et de grands changement environnementaux que la Terre devrait faire l'expérience. La légende du fameux bison blanc, qui a pris un sens nouveau en 1995 après la naissance de "Miracle", la première femelle bison blanc de depuis des siècles, lance un éclairage nouveau sur ce phénomène.
Il faut d'ailleurs préciser qu'il existe deux types d'animaux blancs : Les albinos, qui ont une absence totale de pigmentation due à un facteur génétique, présents dans presque toutes les espèces dont l'homme et qui se retrouvent à n'importe quelle époque . Reconnaissables à leur yeux rouges, les albinos naissent de parents vecteur du gène récessif.
Les formes atypiques "partiellement dépigmentées", qui bien que blanches, n'ont pas de caractère génétique albinos, mais bien un manque de pigment inexpliqué (alors que leur génome est à priori normal). Cette dépigmentation est parfois momentanée et l'animal change de teinte en grandissant, comme le bison femelle Miracle qui est aujourd'hui... blond ! On retrouve cette particularité chez de nombreux animaux cavernicoles, qui bien qu'ayant passés toute leur existence dans le noir d'une grotte, retrouvent un teinte "normale" une fois passé un séjour à la lumière du jour.
Face à cette particularité des animaux dépigmentés, dont les cas se sont multipliés depuis le début des années 1990, on pourrait se demander si le dérèglement climatique est responsable de ces cas de faux-albinisme... mais il serait peut être plus juste de se demander si, comme pour les animaux cavernicoles, la dépigmentation ne serait pas due à des rayonnements électromagnétiques. Le spectre lumineux de notre soleil a un effet sur la pigmentation des organismes, c'est à dire que les êtres vivants et leurs cellules sont sensibles aux radiations. Partant de là, une irradiation différente, plus forte ou plus faible, pourrait influer sur la production des pigments et la rendre atypique... D'où viendrait ces radiations ?
Nous savons que l'absence de soleil empêche la pigmentation. Alors pourquoi des animaux comme les bisons ou les corbeaux, non albinos, ne se pigmentent pas alors qu'ils vivent à la lumière ? Existerait il des radiations propres à inverser le processus de pigmentation ? La pigmentation des animaux pourrait finalement être le résultat d'une double influence : une radiation solaire (Ultra violets) favorise la pigmentation tandis qu'une radiation terrestre favoriserait la dépigmentation, comme on le voit chez les animaux cavernicoles. Ainsi, une augmentation significative de radiations telluriques pousserait le métabolisme vers l'albinisme, malgré la présence de radiations solaires.
D'où proviendrait cette radiation tellurique ? Le noyau terrestre émet une grand nombre de radiations dues à des phénomènes nucléaires, ainsi que le champ magnétique terrestre et de la chaleur... ce panache de particules atomiques ou subatomiques, irradiant des couches profondes du sol, serait donc un des élément de l'équilibre pigmentaire des êtres vivants en surface, ou en sous sol (le même phénomène se produisant dans les grandes profondeurs océaniques).
Le faux albinisme pourrait donc bien être une preuve de changements intervenant dans la vie profonde de notre planète, ce qui corroborerait du même coup à la fois les légendes, mais également les faits (augmentation de l'activité sismique et volcanique, réchauffement du fond des océans...). Gardons donc un oeil sur ces créatures de légende car on le sait très bien aujourd'hui, une légende est toujours fondée sur des faits réels !
|
|  Effet de serre : une explication bidon ? | 20 février 2008
L'Homme est-il responsable du réchauffement planétaire ? En tout cas, c'est bien l'émission des gaz produits par l'activité humaine (CO2, CFC...) qui est pointée du doigt. Mais si ce phénomène peut expliquer la fonte des glaces, le dérèglement climatique et la montée du niveau des océans, qu'en est-il de l'activité géologique ?
Pour les personnes qui suivent cette affaire depuis longtemps, l'augmentation de la fréquence des séismes et de leur intensité moyenne n'est plus à démontrer. Alors que pendant la décennie passée, les séismes importants (supérieurs à une magnitude 6) ne se produisaient en moyenne une vingtaine de fois par an, ce chiffre est passé à une fréquence exceptionnelle d'environ 5 évènements par mois. Quant aux plus petits incidents, ils se sont à la fois multipliés mais dans le même temps renforcés, à un tel point que les cartes de surveillances s'allument comme des sapins de noël.
En creusant un peu, ne pourrions donc nous pas faire un lien entre un dérèglement climatique croissant et une augmentation des évènements sismiques et volcaniques ? Après tout, il existe peut être un lien entre l'augmentation des risques de tsunamis et ceux de cyclones majeurs par exemple. Petit cours de géologie abrégé...
Il est connu que les mouvements des plaques tectoniques (responsables des séismes) sont la source principale du volcanisme. Les phénomènes de subductions principalement sont responsables d'un dégagement d'énergie considérables, fusionnant les roches et créant d'énormes poches de magma. Ces bulles, sous pression, remontent en surface et s'évacuent sous la forme de volcans.
Si l'on imagine alors que cette activité tectonique s'intensifie, il est logique de penser que la production de chaleur dans les couches profondes de la croûte terrestre augmente proportionnellement aux énergies développées. Dans ce cas, la croûte terrestre s'échauffe, notamment là ou elle est la plus fine, c'est à dire au niveau du plancher océanique. Les eaux profondes, très froides s'échauffent à leur tour, déréglant les grands courants océaniques, et du même coup, modifient les mouvements atmosphériques, le cycle de l'eau et le niveau des mer (l'eau chaude tient plus de place que l'eau froide : c'est un phénomène de dilatation).
Alors effet de serre ou activité tellurique accrue ? L'avantage de la première hypothèse, c'est que l'on connaît le responsable et que l'on peut agir. La diminution de la production de dioxyde de carbone stopperait en théorie le processus... En revanche, si notre planète est à l'origine du dérèglement, que faire ? Absolument rien ! Panique à bord...
Pourquoi mentir si l'effet de serre est une fausse explication à un phénomène plus important ? Pour deux raisons principales : la première, c'est que dans cette hypothèse, le changement est réversible, donc acceptable par le citoyen moyen; la seconde c'est qu'elle permet également de culpabiliser les populations et des les orienter dans des activités cul-de-sacs (développement durable, recyclage des déchets, économies d'énergie), mais qui détournent des faits réels (augmentation de l'activité sismique et volcanique, réchauffement du fond des océans...)
Phénomène passager ? Si l'on regarde dans l'histoire de notre planète, il existe un nombre très important de pics d'activité telluriques. Alors pourquoi ferait-on exception ?
|
|
|  | |  | | A propos de cette rubrique |  | | Si vous désirez nous contacter à propos d'une contribution publiée ou si vous souhaitez soumettre une contribution pour que nous la publions, cliquez sur le bouton ci-dessous : | |
| |  | |  |
|